An Ordinary Life

lundi 29 octobre 2007

On l'appelle "triple conne"

Tout commence lorsque l'on cède aux premiers caprices. Ensuite, lorsqu'Elle n'a pas ce qu'elle veut elle emploie les menaces, puis les insultes. On en vient parfois aux mains. Ca c'était ma vie avec Ma Demoiselle. Ma vie, celle qui m'a transformé en automate qui encaisse chaque coup comme le premier, pas de la violence physique, juste celle qui s'insinue dans votre esprit et vous tortures jusque dans vos moindres rêves.

Et là. Elle me trompe. Avec sa meilleure amie. Accessoirement une de mes meilleures amies aussi.

Là, on se dit que la limite est franchie.

La trahison est trop douloureuse, trop profonde, trop vicieuse pour être oubliée.

Mais je reste avec Elle.



Je crois que je viens de perdre le dernier petit bout d'amour propre qu'il me restait.

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vendredi 26 octobre 2007

Besoin de douceur.

Il y a quelque chose qui s'est débloqué, là au fond du coeur, quand j'ai commencé à lui écrire. Au début c'était une façon de m'excuser, je m'étais comporté comme une conne vraiment, j'avais recommencé a mettre cette distance entre nous, celle là même qui disparaissait peu à peu. Trois ans déjà qu'on se connait, on a vécu tellement de chose et pourtant tout cela s'est fait sans une parole ou si peu, tellement de sentiments, de troubles presque tabou. Je me protège toujours derrière ma petite fortification personnelle, et elle commençait a s'effondrer, juste parce que j'ai besoin de la découvrir toujours un peu plus. Mais là j'ai mal réagis. Alors je lui écrit un mail pour me faire pardonner. Au fil des mots le temps passe et mon coeur s'ouvre, je ne sais comment, si simplement. J'avais besoin de lui dire, qu'elle comprenne, que je ne veut pas la perdre une seconde fois, que si je remet des distances entre nous ce n'est pas vis à vis d'elle mais juste que je passe un mauvais moment. Et que j'ai besoin d'elle. Parce que cette nana compte tellement pour moi, pas dans le sens  de l'Amour avec un grand A qui suppose une passion que je voue à une autre, mais l'amour le plus pur, le plus simple  que certains appellent amitié (qui me semble un mot si innaproprié). Je lui ai ouvert une partie de mon coeur que si peu de personnes explorent, comme ça, tellement simplement, tellement calmement. C'était si étrange et si bon, de se devoiler enfin sans cette angoisse pour me dechirer le coeur, de lui écrire ces mots qui ne sortent jamais du roman de mes pensées.

Je me suis retrouvée dans ces mots, j'ai arrété de me mentir, de regretter, j'ai juste reposé les souvenirs avec le sourire qui n'empechera pas les larmes. J'ai plus envie de vivre une autre vie, j'ai besoin de me retrouver. Il me faut juste regarder la vérité et le passé en face une fois pour toute, je ne veut plus de cette vie, je veut retrouver celle que j'était bien avant tout ça. Ils me disent que j'ai juste grandi trop vite, mais je sais que ce n'est pas ça, je me suis perdue si longtemps dans une vie qui passait à 100 à l'heure, je suis devenue quelqu'un d'autre.

Je ne sais pas si c'est parce que toutes ces pensées s'enchainent en permanence, les souvenirs les plus douloureux de ma vie, tout ces mauvais choix, mais j'ai envie de sortir de tout ça. Comme quoi une simple lettre d'excuse à un de mes principaux repère de sa vie ça peut aller loin. C'est dangereux, c'est violent, et tellement troublant. Réapprendre a aimer.

Bande son : Les Femmes - Yelle

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Kapricieuse contre le reste du monde.

Le monde est vraiment tout petit. Trop peut-être. En tout cas je rencontre presque tout les jours une personnes qui se revelera toujours l'ami d'un ami. Parfois les réputations les précède. Visiblement la mienne me colle à la peau.

"- Hum... c'est toi la lesbienne?"

Je leur en veut pas, parfois les gens sont stupides mais ils ont souvent un bon fond. Bien que je desteste plus que tout qu'on l'on parle de moi comme la lesbienne de service, comme si cela avait la moindre importance.

"- Peut être... A moins que tu sois interessée?"

A l'inverse les gens paraissent toujours si mal à l'aise lorsque je parle de mon père. Je vois les regards de certains qui savent lorsque ceux qui ne savent pas me demande ce que fais mon père dans la vie. C'est pas un tabou pourtant. Il est mort, mais ce n'est pas une raison pour ne pas en parler. Et je ne vais pas non plus me mettre a chialer chaques fois qu'on le mentionne. Je suis très fière de mon Popa, je ne vois donc pas pourquoi je ne devrais pas en parler.

Mon Popa c'est le meilleur du monde.

Les gens sont si mal a l'aise avec ce qu'il ne connaissent pas. L'homosexualité, la Mort, comme si il ne fallait jamais dire, jamais en parler. Lorsque qu'ils apprennent que je préfère les nanas il y a toujours ce petit air sur leur visage, une surprise parfois mal cachée, peut être parce que j'en parle rarement et que lorsque j'en parle c'est assez librement. Le pire c'est quand je parle de mon père, je ne supporte plus cet air de pitié que certains osent poser sur moi. Je suis une grnade fille, je ne veut pas qu'on me plaigne, trois ans de pitié merci j'ai ma dose.

Halloween ... ca fera trois ans.

Ca me parait si loin cette vie là. La souffrance n'est plus aussi forte. Il y a surtout du manque. Je me drogue au jazz, au blues, ca me rend tellement heureuse parce qu'il est là, dans chaque notes, chaque silences. Bientôt mon frère va m'envoyer les cassettes qu'il a retrouvé chez Popa, de son groupe, et j'entendrai de nouveau sa voix et chacune des notes de son piano qui n'arretent jamais de hanter un coin de ma tête.

C'est ma façon a moi de lui dire Je t'aime.


Bande son : Sitting on the dock of the bay - Otis Reddings


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lundi 17 septembre 2007

Encore.

Ca va changer ici.

Plus de couleurs et de présence.

Va y avoir du bruit.

Ca se construit doucement.

Voila, je reviens.

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mercredi 5 septembre 2007

Et là... la réalité te retombe sur la gueule, il suffit juste de la regarder tomber.

Je n'écris plus, ou presque. Mes pensées se transforment en un roman perpetuel et je ne suis pas foutue de reussir a remettre des mots sur ce que je vis. Qu'est ce que je vis? Dixit Mam c'est une "nouvelle étape", selon moi c'est juste la vie qui continue tout simplement.

Mon Bac en poche, mention a l'appui, une petite amie completement cinglée, immature, dont les excès de violence finissent par me rendre moi-même violente, un autre demoiselle qui va finir par me rendre completement dingue.

Dingue de toi.

Les projets se forment, se vivent, se défont, s'oublient. Mais il y en a. Une tonne. Comme celui de vivre avec le Petit Homme. Celui de mettre definitivement fin a mon couple où seuls violence et rapport de force subsistent encore dans les lambeaux de sentiments qui ne sont plus qu'habitude. Celui de sauter dans un avion et de m'assoir, pour la premère fois en trois ans, devant la tombe de mon père. Grandir, oublier, avancer.

Peut-être que je me refugie trop facilement dans le shit ou l'alcool, peut-être que c'est un mauvais moment a passer, peut-être ... Mais tout ca c'est bidon, une grande mascarade interminable que l'on ose appeler "un couple". Et je suis incapable d'y mettre un terme. La peur d'être toute seule? Même pas, les moments ou je me sent le plus seule c'est quand je suis avec elle, et j'me sens tellement mal, parce qu'elle est tellement odieuse et tellement égoiste que ses sourires n'y changeront rien: je n'l'aime plus, je me décourage face a des promesses qu'elle ne tiendra jamais, face a des mots encore plus violent que cette main qu'elle ose parfois lever sur moi sans jamais l'abattre, je ne veut plus aimer comme ca, elle ne fais que m'utiliser, et je ne veut plus gacher ma vie dans ce grand merdier.

Je ne suis pas seule. Je vis, j'essaye de passer a autre chose, j'y suis presque. J'ai juste besoin de me défaire de ce pouvoir qu'elle tente par tout les moyens d'exercer sur moi, j'ai besoin d'être loin d'Elle et toujours plus près des Autres qui composent ma vie et qui Eux, ne tentent pas de la détruire.

Je me sens bien, je n'écris plus, peut être justement parce que j'ai reussi a faire la part des choses, qu'Elle ne m'atteint plus, que j'aspire a etre plus que la pleureuse que je deviens. J'ai compris ce que serai ma vie sans Elle. Et j'me sens mieux.

Encore faut-il que je la quitte.

Et là, ca serait parfait.

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mercredi 20 juin 2007

Je m'abandonne.

C'est la première soirée d'été. Là où le temps semble s'arreter, l'air est lourd mais tellement apaisant. Quelques gouttes d'alcool et la chaleur fait tourner les têtes. La gorge sèche, les rires, et l'orage qui gronde et explose, tout près. Les éclairs révèlent les volutes de fumées qui se répandent dans l'air et font tournoyer nos esprit. La réalité est autre, transparente, vivante. Violente.

J'ai besoin de ces moments. Un besoin viscéral qui me pousse a sortir de ma solitude. J'ai besoin de connaitre, de vivre ça avec Eux. Avec Elle, dont l'absence me torture jusque dans mes moindres pensées. Je guette le moindre signe, le moindre sourire, pour le garder dans mon coeur. C'est horrible ce que je dis. Je ne devrai pas, être si indécise, si désirante. Je prend délibérément le chemin du vice et du mensonge.
Mais c'est tellement bon. De tout garder pour soi. Délices anonymes qui ne prendront jamais que la forme de ces mots. Et personne n'en saura jamais plus. Tout ce qui ne sera jamais dit, tout cela n'aura de réalité que pour moi. Et c'est très bien ainsi.

Mes délices. Mon délice. C'est Elle un point c'est tout.
Mais ça personne n'en saura jamais rien.

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dimanche 3 juin 2007

Pervertit moi.

Stressée, angoissée, insomniaque. Paranoiaque surtout. Le bac approche, et je suis totalement paumée au milieux de révisions qui ne me serviront pour 90% a rien. Oui, non, ce n'est pas un très bon début. Le prendre du bon coté... Encore faut-il le trouver.

Des promesses improbables, des non-dits, des sourires, des rêves qui etouffent. Le coeur perpetuellement sur le fil, pret a chavirer devant n'importe quelle attention. Pourtant ce n'est pas n'importe qui. J'ai honte de moi, honte de ces mots qui me viennent et qui manquent cruellement de sincérité.

Pour toujours.

Jamais. Jamais plus, peut etre, je ne retrouverai ce petit truc qui vous tord le coeur et vous torture la conscience. Jamais plus, peut etre, je ne gouterai a ces délices de capricieuse, l'amour du vice et des sentiments trop enfoui dans l'ame pour qu'ils soient remarqués. Jamais plus. Ou pas. Renoncer alors a ce jeu infame que le plus noir coté de mon ame adore, revoir encore ton sourire et imaginer derrière ces airs d'indifférences les plus charnels de tout les phantasmes.
Jamais plus. Peut etre.
Te perdre.

?


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mardi 22 mai 2007

[Des filles et du whisky]

Je n'en reviens pas, encore une preuve de ce Paradoxe que constitue ma vie lycéenne, mais là j'avoue vraiment que j'ai été la première surprise. Que le professeur de philosophie le plus important, le plus strict, me mette 20 a ma copie de bac blanc, allant jusqu'a augmenter mes points puisque le correcteur d'origine m'avait mis 18... C'est bon de voir cette pointe de fierté dans les yeux de ma mère qui remplace la deception habituelle.

J'alterne tout les états les plus extrèmes, je reprend gout au travail et aux revisions en même temps qu'a l'alcool et a l'herbe. Et tout ce bordel cohabite très bien. Des heures entières a revoir un programme de philosophie ou de géographie dont je ne connait presque rien mais toujours avec cette envie de reussir, juste pour les emmerder, juste pour moi, me prouver que je suis capable. Le reste du temps a profiter du monde, des Autres, parfois un peu trop saoule, ou trop défoncée, mais jamais trop de sourire et de projets. Des projets j'en ai plein la tête, il me suffira juste d'avoir ce satané Bac avec une mention qui fera plaisir a ma chère maman qui finit par desesperer.

J'ai envie de tout recommencer de zéro. Réapprendre a aimer et a sourire. Sans effacer tout le reste, je regarde droit devant, j'ai une Demoiselle et un Petit Homme tout près qui me rattrapent parfois lorsque j'ai plus la force de rester debout. Je rêve encore et toujours, troublants, nostalgiques, rassurants, il y a toujours plein de gens, que je n'attendais pas, et qui me manquent sans que j'ose me l'avouer.

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mercredi 16 mai 2007

Le Paradoxe.

Depuis quelques temps j'entend par ci par là les points de vue des gens qui m'entourent a mon propos et je trouve ca terrifiant. Vraiment. Parfois surprenant. Le Petit Homme trouve que je suis une fille "saine et déjantée", un autre (qui manifestement ne m'aime pas beaucoup) dit que je suis une "fille dangereuse". Au final il paraitrait que c'est parfaitement compatible mais j'ai encore quelques doutes.

Je viens de réaliser que ma vie scolaire se construisais autour d'un paradoxe interessant: moins je vais en cours et meilleures sont mes notes. Je suis totalement incapable d'expliquer ca d'ailleurs. Si j'allais reviser et bosser lorsque je sèche les cours ca se comprendrai mais ce n'est pas le cas.

Et puis le Blond est revenu, l'espace d'une soirée, dans ma vie et dans mon coeur. Toujours aussi sombre, des yeux rouges planqués derrière ses longues mèches blondes. Seuls l'espace de quelques minutes, un échange de banalités qui cachaient bien plus. Revenir dans ses bras, instinctivement, et lui sourire.
Comme les Autres, j'ai l'impression de l'avoir perdu. Mais mon coeur me hurle que non.

Je vais retourner a mes révisions, à mes douces utopies (comme celle de reussir le concours de Science Po auquel je me suis inscrite avec peu de conviction) et a ces projets d'indépendance qui s'entassent (cohabiter avec le Petit Homme et me trouver un job d'été... entre autres...).

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dimanche 13 mai 2007

[Pas Sommeil]

Les mots ne sortent plus aussi bien qu'avant. Je m'embrouille, bafouille, rature, réécrit pour ensuite abandonner. Mais des jours comme aujourd'hui c'est bien trop pesant pour tout laisser de coté.

"Jamais je n'ai aimé comme je t'aime."

Aujourd'hui. Pourquoi donc aujourd'hui? Comme passer des larmes au rire en une demie seconde? Un sourire qui se dessine a la lecture de ces mots d'un autre monde. Nostalgique au possible, je ne perdrai pas le sourire de la journée, sans vraiment savoir pourquoi. En fait... certains souvenirs viennent parfois vous hanter en permanence... et ce ne sont jamais les meilleurs. Aujourd'hui c'est différent. Des mots que j'oublie parfois. Et qui me rendent le sourire par un heureux hasard ou une étrange coincidence.

Je plane. Toutes les nuits. Fuyant l'espace de quelques heures les angoisses et les mauvais rêves. Je plane a en oublier ma vie. Alors qu'il y a des coincidences, ou des heureux hasards, qui comblent mon coeur sans l'aide d'aucune drogue.

Aujourd'hui j'ai réappris a sourire.
Avec des larmes dans les yeux.
Juste parce que c'est bon de se sentir vivre.


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